Découvrez quel budget immobilier vous pouvez vous permettre en Suisse selon vos revenus et vos fonds propres disponibles.
Bien : Vos fonds propres (150 000 CHF) couvrent l'apport et les frais d'acquisition (environ 10 % supplémentaires).
Les quatre éléments qui déterminent le montant que vous pouvez emprunter
Vos revenus bruts mensuels (individuels ou ceux du ménage) sont le point de départ. En Suisse, les banques appliquent la règle du tiers sur ce montant pour déterminer la charge théorique maximale du logement. Si vous achetez à deux, les revenus des co-emprunteurs s'additionnent.
Leasing automobile, prêt personnel, cartes ou toute autre charge engagée s'ajoutent aux charges du logement pour calculer votre taux d'effort total. Plus vos crédits en cours sont élevés, plus le montant que la banque peut vous prêter diminue.
Pour estimer votre charge réelle, utilisez le taux qui vous a été proposé. Gardez toutefois à l'esprit que les banques suisses testent l'admissibilité à un taux calculatoire beaucoup plus élevé (souvent ~5 %) pour s'assurer que vous tiendriez en cas de hausse des taux, notamment sur une hypothèque SARON.
Plus la durée d'amortissement est longue, plus le capital empruntable est élevé pour une même charge, mais plus le coût total des intérêts augmente. En Suisse, il n'existe pas de durée légale maximale : l'hypothèque de 1er rang (jusqu'à 66 % de la valeur) n'a pas besoin d'être amortie, tandis que la 2e hypothèque doit l'être en 15 ans au plus, ou jusqu'à la retraite.
En Suisse, les directives d'autorégulation des banques imposent que les charges théoriques du logement — intérêts au taux calculatoire (env. 5 %), amortissement de la 2e hypothèque et frais d'entretien (~1 % de la valeur) — ne dépassent pas un tiers (33 %) du revenu brut. Viser plutôt 28-30 % vous protège face aux hausses de taux ou à une baisse temporaire de revenus.
Même si le taux du marché est bas, l'admissibilité se calcule à un taux calculatoire d'environ 5 %. Simulez vos charges à ce niveau pour vérifier que votre dossier « tient » : un prêt confortable au taux réel peut être refusé s'il dépasse le tiers au taux calculatoire.
Prévoyez au minimum 20 % de fonds propres (dont la moitié au moins en fonds « durs », hors 2e pilier) plus les frais d'acquisition (notaire, droits de mutation, registre foncier), qui varient fortement selon le canton. Sans cette base, l'accord de financement sera difficile à obtenir.
Le tableau suivant montre le prêt maximum et le prix indicatif de logement accessible selon différents niveaux de revenus bruts mensuels, calculés sur une durée de 25 ans et un taux d'intérêt de 3,5 %. Les valeurs sont des estimations fondées sur les ratios bancaires habituels en Suisse.
Remarque importante : ce tableau utilise le taux réel du marché pour rester cohérent avec la calculatrice. Or les banques suisses évaluent l'admissibilité à un taux calculatoire d'environ 5 % sur le revenu brut : le montant réellement accordé est donc souvent nettement inférieur. Ne tirez pas non plus votre budget jusqu'à la limite : rester autour de 28-30 % du revenu conserve une marge face aux imprévus et aux hausses de taux.
Ressource officielle : le portail officiel ch.ch détaille les conditions du crédit hypothécaire en Suisse (fonds propres, règle du tiers, amortissement de la 2e hypothèque). Nous vous conseillons de le consulter avant toute décision d'achat.
Votre capacité d'emprunt est le prix maximum de logement que vous pouvez vous permettre. Elle est déterminée par deux facteurs principaux : vos revenus bruts mensuels (qui, via la règle du tiers, limitent la charge maximale que vous pouvez supporter) et vos fonds propres disponibles (qui doivent couvrir au moins 20 % du prix plus les frais d'acquisition). L'Association suisse des banquiers (ASB) édicte les directives d'autorégulation qui encadrent l'octroi des crédits hypothécaires en Suisse.
Cette calculatrice analyse les deux facteurs et vous indique lequel est le véritable facteur limitant de votre capacité : si vous pouvez vous permettre plus de logement que ce que vos fonds propres couvrent, il vous faut épargner davantage. Si vous pouvez financer plus que ce que vos revenus permettent, le facteur limitant, ce sont vos revenus.
Charge max. = Revenus bruts × Taux d'effort (30-33 %)
Prêt maximum = Charge × [((1+i)^n - 1) / (i × (1+i)^n)]
Prix max. (revenus) = Prêt maximum / 0,80
Prix max. (fonds propres) = Fonds propres / 0,30
Par les revenus (tiers 33 %, 3,0 %, 25 ans) :
Par les fonds propres (30 % nécessaires) :
Prix maximum réel : 500 000 CHF (limité par les fonds propres)
Pour acheter un logement en Suisse, vous devez disposer d'environ 20 % de fonds propres plus les frais d'acquisition. La calculatrice retient une enveloppe prudente d'environ 30 % du prix (fonds propres, frais et réserve). Cette somme se répartit de la manière suivante (exemple à 600 000 CHF) :
En Suisse, les frais d'acquisition (droits de mutation, frais de notaire, registre foncier et constitution de la cédule hypothécaire) dépendent avant tout du canton où se situe le bien, bien plus que de son caractère neuf ou ancien. Ils changent donc nettement l'enveloppe de fonds propres nécessaire :
Certains cantons exonèrent ou réduisent les droits de mutation sur la résidence principale
Droits de mutation pleins perçus sur le prix de transfert
Émoluments selon le barème cantonal, plus la cédule hypothécaire
Chaque 30 000 CHF d'épargne supplémentaire vous permet d'accéder à des logements ~100 000 CHF plus chers. Privilégiez l'épargne (et le 3e pilier) avant de chercher un bien.
Remboursez leasings, crédits à la consommation ou prêts personnels avant de demander un financement immobilier : ils sont comptés dans la règle du tiers et réduisent votre capacité disponible.
Deux emprunteurs additionnent revenus et fonds propres. Cela peut presque doubler votre capacité d'achat par rapport à un achat en solo.
Le retrait ou la mise en gage (nantissement) de votre avoir de prévoyance (2e pilier / pilier 3a) peut compléter vos fonds propres. Rappel : au moins la moitié des fonds propres doit provenir de fonds « durs », hors 2e pilier.
Seule la 2e hypothèque doit être amortie (en 15 ans ou jusqu'à la retraite). L'amortissement indirect via un pilier 3a nanti maintient la dette mais constitue une épargne fiscalement avantageuse. Comparez les deux approches avec votre conseiller.
Après l'achat, vous aurez besoin d'argent pour le déménagement, d'éventuels travaux et une réserve de précaution (3 à 6 mois de dépenses). Ne consacrez pas 100 % de votre épargne aux fonds propres et aux frais.
Remarque : cette calculatrice fournit une estimation indicative. Les conditions définitives de votre financement (taux d'intérêt, taux calculatoire, durée, amortissement, garanties) dépendront de chaque établissement prêteur et de votre profil de risque.
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