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Calculatrice de Rentabilité Locative

Calculez la rentabilité brute, nette et cash-on-cash d'un investissement locatif, en intégrant tous les frais réels et le crédit hypothécaire.

Brute, nette et cash-on-cash Avec ou sans crédit Frais réels inclus

Données de l'investissement

EUR
Frais d'acquisition
%

À ajuster selon votre Région : en Wallonie et à Bruxelles, les seuls droits d'enregistrement atteignent 12,5 % du prix (3 % en Flandre pour l'habitation propre et unique), auxquels s'ajoutent les frais et honoraires de notaire et la constitution d'hypothèque. Dans le neuf, la TVA (21 %) remplace les droits d'enregistrement sur la construction.

Revenus locatifs
EUR/mois
%

La vacance locative estime les mois sans loyer ou avec impayés. 5 % équivaut à environ 18 jours vacants par an.

Charges annuelles du propriétaire
EUR/an
EUR/an
EUR/an
EUR/an
Achetez-vous à crédit ?

Rentabilité nette annuelle

3,52 %
Sur un investissement total de 216 000 EUR
Rentabilité brute5,40 %
Cash-flow mensuel+635,00 EUR/mois
Revenus nets annuels7 660 EUR
Investissement total216 000 EUR

Estimation indicative avant impôts. Ne constitue pas un conseil en investissement.

Comment bien calculer la rentabilité d'un investissement locatif

Les notions clés pour ne pas se tromper sur les chiffres avant d'acheter pour louer

Pourquoi la rentabilité brute trompe

Loyer annuel / prix

La brute se contente de diviser le loyer annuel par le prix d'achat. Elle ignore les frais d'acquisition (droits d'enregistrement, notaire, hypothèque), les charges annuelles du propriétaire et la vacance locative. Un bien à 6 % brut peut tomber à 3 % net réel. Comparez toujours avec la rentabilité nette.

Exemple
Appartement de 200 000 € loué 900 €/mois : brute 5,40 %, mais nette 3,52 % après charges et vacance.

Les charges que presque tout le monde oublie

Charges annuelles réelles

Précompte immobilier, charges de copropriété non récupérables, assurance incendie du propriétaire et éventuelle assurance contre les loyers impayés, travaux votés, petites réparations, renouvellement des équipements et périodes de recherche de locataire. Cumulées, elles amputent souvent la rentabilité de 1 à 2 points. Si le bien nécessite une rénovation initiale, ajoutez-la à l'investissement total.

Exemple
Précompte immobilier 800 + copropriété 600 + assurances 300 + entretien 500 = 2 200 €/an de charges fixes.

Qu'est-ce que la vacance locative

Mois sans loyer

C'est le pourcentage de l'année où le bien ne génère pas de revenus : changement de locataire, semaines de recherche, remise en état entre deux baux ou impayés. Personne ne perçoit 12 loyers pleins chaque année. Une vacance de 5 % (environ 2 à 3 semaines par an) est une hypothèse raisonnable ; dans les zones à faible demande, prévoyez davantage.

Exemple
Loyer de 900 €/mois avec 5 % de vacance : revenus effectifs de 10 260 €/an au lieu de 10 800 €.

Qu'est-ce que le cash-on-cash

Si vous achetez à crédit

Il mesure la rentabilité sur l'argent que vous sortez réellement de votre poche (apport + frais), en déduisant la mensualité du crédit des revenus. C'est l'indicateur clé de l'investisseur à effet de levier : il indique ce que rapportent vos fonds propres, et non ceux de la banque. Il peut être supérieur ou inférieur à la nette selon le taux d'intérêt.

Exemple
Crédit de 120 000 € à 3,5 % sur 25 ans : mensualité de 600,90 €/mois et cash-on-cash autour de 0,5 % sur 96 000 € de fonds propres.

Questions fréquentes sur la rentabilité locative

Nous répondons aux doutes les plus courants avant d'acheter pour louer

À titre de repère, le rendement locatif brut dans les grandes villes belges (Bruxelles, Anvers, Gand, Liège) tourne souvent autour de 3 à 5 %, ce qui, après charges, se traduit par une rentabilité nette de 2 à 4 %. Dans les villes moyennes ou sur des biens à fort rendement (colocation, petites surfaces, kots étudiants), la nette peut dépasser 5 à 6 %. Une nette au-dessus de 4 à 5 % est généralement considérée comme attractive ; en dessous de 3 %, il vaut la peine de comparer avec des placements moins contraignants comme les comptes d'épargne, les bons d'État ou les ETF. Le bon chiffre dépend du risque de la zone, de l'état du bien et de votre horizon de placement.
La brute divise simplement le loyer annuel par le prix d'achat. La nette déduit la vacance locative et l'ensemble des charges annuelles du propriétaire (précompte immobilier, copropriété, assurances, entretien) et les rapporte à l'investissement total, frais d'acquisition compris. La nette est toujours plus faible et c'est elle qu'il faut utiliser pour décider : deux biens affichant la même brute peuvent avoir des nettes très différentes selon le précompte immobilier, les charges de copropriété ou l'état du bâtiment.
Cela dépend de l'usage que le locataire fait du bien. Si vous louez à un particulier qui l'affecte à son logement privé, vous n'êtes pas imposé sur les loyers réellement perçus mais sur le revenu cadastral (RC) indexé, majoré de 40 %, montant qui s'ajoute à vos autres revenus et est taxé au barème progressif de l'impôt des personnes physiques. Si le bien est loué à un locataire qui l'utilise à des fins professionnelles, vous êtes imposé sur le loyer net réel (loyer diminué d'un forfait de charges, plafonné). Dans tous les cas, le précompte immobilier annuel, perçu par la Région, reste dû. L'administration de référence est le SPF Finances. Contrairement à la France, il n'existe pas de prélèvements sociaux distincts sur ces revenus.
L'impayé est le principal risque du bailleur : la procédure devant le juge de paix et l'expulsion peuvent durer de longs mois, pendant lesquels vous ne percevez rien tout en continuant à payer le précompte immobilier, les charges et le crédit. C'est pourquoi cette calculatrice intègre un pourcentage de vacance et d'impayés, et pourquoi il est conseillé d'exiger une garantie locative (généralement 2 à 3 mois de loyer sur un compte bloqué) et, le cas échéant, de souscrire une assurance contre les loyers impayés. Bien sélectionner le locataire et demander des justificatifs de revenus réduit fortement le risque.
Tout dépend de l'effet de levier : si la rentabilité nette du bien dépasse le coût du crédit, le financement amplifie le rendement de vos fonds propres (cash-on-cash plus élevé) et vous permet de diversifier sur plusieurs biens. Si le taux d'intérêt est élevé ou le loyer juste, la mensualité peut absorber le cash-flow, voire le rendre négatif, et l'effet de levier joue contre vous. Calculez toujours le cash-on-cash et le cash-flow mensuel avec la mensualité réelle avant de décider.
La vacance locative est le pourcentage de l'année où le bien ne génère pas de revenus : périodes entre deux locataires, semaines de recherche, remise en état entre baux ou impayés. 5 % (environ 2 à 3 semaines par an) est une hypothèse prudente dans les zones à forte demande ; dans les zones à faible demande locative ou pour des loyers élevés au public restreint, retenez 8 à 10 %. Supposer une vacance de 0 % est l'erreur la plus fréquente dans le calcul de la rentabilité.
Il n'y a pas de réponse universelle : tout dépend du prix auquel vous achetez, du loyer réaliste de la zone, des charges et de votre mode de financement. La bonne manière de répondre passe par les chiffres : calculez la rentabilité nette (pas la brute) et, si vous empruntez, le cash-on-cash et le cash-flow mensuel. Comparez-la ensuite à des placements liquides et sans gestion (comptes d'épargne, bons d'État, ETF) et évaluez le risque supplémentaire : impayés, travaux votés, grille indicative des loyers et faible liquidité du bien.

Comment calculer la rentabilité d'un investissement locatif

Calculer correctement la rentabilité locative exige d'aller au-delà du simple rapport entre le loyer et le prix. Cette calculatrice fournit trois indicateurs complémentaires : la rentabilité brute (le chiffre rapide qui sert à comparer des zones), la rentabilité nette (celle qui déduit toutes les charges réelles et la vacance) et le cash-on-cash (celui qui compte si vous achetez à crédit).

Les trois formules

Rentabilité brute = (Loyer annuel / Prix d'achat) x 100

Exemple : 10 800 / 200 000 x 100 = 5,40 %

Rentabilité nette = ((Revenus effectifs - Charges annuelles) / Investissement total) x 100

Exemple : (10 260 - 2 200) / 216 000 x 100 = 3,73 % · Investissement total = prix + frais d'acquisition

Cash-on-cash = ((Revenus effectifs - Charges - Mensualités annuelles du crédit) / Fonds propres) x 100

Fonds propres = investissement total - capital emprunté

Les revenus effectifs correspondent au loyer annuel diminué de la vacance (loyer x 12 x (1 - vacance)). Les charges annuelles additionnent le précompte immobilier, les charges de copropriété, les assurances et l'entretien. L'investissement total inclut les frais d'acquisition : droits d'enregistrement (12,5 % en Wallonie et à Bruxelles, 3 % en Flandre pour l'habitation propre et unique) et frais et honoraires de notaire, plus la constitution d'hypothèque si vous empruntez. La mensualité du crédit se calcule selon le tableau d'amortissement classique à mensualités constantes.

Trois scénarios d'exemple : prudent, moyen et optimiste

Pour un même appartement de 200 000 €, de petites variations d'hypothèses changent beaucoup le résultat. Ces trois scénarios illustrent la fourchette raisonnable (ce sont des exemples de calcul, pas des données de marché) :

Poste Prudent Moyen Optimiste
Prix d'achat 200 000 € 200 000 € 200 000 €
Frais d'acquisition 9 % 8 % 3 %
Loyer mensuel 850 € 950 € 1 050 €
Vacance 8 % 5 % 2 %
Charges annuelles 2 600 € 2 200 € 1 800 €
Rentabilité brute 5,10 % 5,70 % 6,30 %
Rentabilité NETTE 2,98 % 3,73 % 5,11 %

La leçon : entre le scénario prudent et l'optimiste, il y a plus de deux points d'écart pour le même bien. Avant d'acheter, calculez les trois scénarios avec vos propres données et ne décidez que si le scénario prudent reste intéressant face à des placements plus liquides et sans gestion.

Est-il rentable d'investir dans le locatif ? La réponse est dans la nette

Si vous vous demandez s'il est rentable d'acheter pour louer, la rentabilité brute ne vous le dira pas : deux biens affichant la même brute peuvent avoir des nettes très différentes selon le précompte immobilier, les charges ou l'état de l'immeuble. Utilisez la rentabilité nette pour comparer les biens entre eux et avec d'autres placements, et le cash-on-cash et le cash-flow mensuel pour savoir si l'opération tient avec un crédit. Un cash-flow négatif signifie que vous sortez de l'argent de votre poche chaque mois, en pariant sur une plus-value future pour compenser : un pari, pas une rente.

Remarque : Cette calculatrice fournit une estimation indicative avant impôts et ne constitue pas un conseil en investissement. La fiscalité des revenus locatifs en Belgique (taxation sur le revenu cadastral indexé majoré de 40 % pour une location à usage privé, précompte immobilier annuel, barème de l'impôt des personnes physiques) et l'évolution du marché peuvent modifier significativement le résultat réel. Consultez un conseiller fiscal ou financier, ou le SPF Finances, avant toute décision d'investissement.